Mes premières photos de l'année 2016, le 1er janvier, on été .... pour une rose ! Même si nous bénéficions de la douceur angevine, il est rare à cette saison que les gelées n'aient pas anéanti les derniers boutons pour laisser le rosier en dormance pendant quelques mois. Nous sommes un peu décontenancés : heureux de contempler la nature en fleurs, mais inquiets d'un tel bouleversement...

 

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Ce matin, j'ai entendu cette chanson de Barbara, et j'ai repensé à la rose du 1er janvier "Est-ce la main de Dieu, est-ce la main de Diable, qui a mis cette rose, au jardin que voilà ?" L'occasion de réécouter la voix si particulière de Barbara, et dans une chanson beaucoup moins connue que ses classiques ...

 

Chapeau bas

C'est peut-être bien  Dieu,
C'est peut-être bien Diable,
Qui a tissé le ciel, de ce beau matin-là,
Lui plantant dans le coeur,
Un morceau de soleil,
Qui se brise sur l'eau,
En mille éclats vermeils ?

Est-ce la main de Dieu,
Est-ce la main de Diable,
Qui a mis sur la mer,
Cet étrange voilier,
Qui, pareil au serpent,
Semble se déplier,
Noir et blanc, sur l'eau bleue,
Que le vent fait danser ?

Est-ce Dieu,
Est-ce Diable,
Ou les deux à la fois,
Qui, un jour, s'unissant,
Ont fait ce matin-là ?
Est-ce l'un, est-ce l'autre ?
Vraiment, je ne sais pas,
Mais, pour tant de beauté,
Merci, et chapeau bas.

Est-ce la main de Dieu,
Est-ce la main de Diable,
Qui a mis cette rose,
Au jardin que voilà ?
Pour quel ardent amour,
Pour quelle noble dame,
La rose de velours,
Au jardin que voilà ?

Et ces prunes éclatées,
Et tous ces lilas blancs,
Et ces groseilles rouges,
Et ces rires d'enfants,
Et Christine si belle,
Sous ses jupons blancs,
Avec, au beau milieu,
L'éclat de ses vingt ans.

Est-ce Dieu, est-ce Diable,
Ou les deux à la fois,
Qui un jour, s'unissant,
Ont fait ce printemps-là ?
Est-ce l'un, est-ce l'autre ?
Vraiment, je ne sais pas,
Mais, pour tant de beauté,
Merci et chapeau bas.

Le voilier qui s'enfuit,
La rose que voilà,
Et ces fleurs, et ces fruits,
Et nos larmes de joie,
Qui a pu nous offrir,
Toutes ces beautés-là,
Cueillons-les sans rien dire,
Va, c'est pour toi et moi.

Est-ce la main de Dieu,
Et celle du Malin,
Qui, un jour, s'unissant,
Ont croisé nos chemins ?
Est-ce l'un, est-ce l'autre ?
Vraiment, je ne sais pas,
Mais, pour cet amour là,
Merci et chapeau bas.

Mais pour toi et pour moi,
Merci et chapeau bas.

(Paroles et musique : Barbara)

 

 

 

 Dans le livre " Barbara, l'intégrale" aux Editions l'Archipel (clic), il est indiqué au sujet de cette chanson :

" Barbara a toujours affirmé que la première chanson qu'elle ait écrite était "Chapeau bas" et fait remonter la création de cette ritournelle endiablée au début 1958. Les hexamètres, bien cadencés par la musique et la voix, ne riment pourtant que de manière irrégulière et traduisent en effet la précocité du texte. Barbara commença tous ses spectacles avec cette chanson jusqu'en 1980 où "Perlimpinpin" puis "Le jour se lève encore" notamment la remplacèrent. Elle est en effet assez unique dans son répertoire par son vibrant hommage à la vie, presque blasphématoire : c'est une des chansons encore très colorées de Barbara. Aucun biographe n'a identifié le personnage de Christine".

 

 

Prenons donc ces fleurs de janvier comme des hymnes à la vie, tout en n'oubliant pas que la vie c'est fragile et que tout ce qui se développe sur notre planète peut disparaître beaucoup plus rapidement qu'on ne l'imagine...