C'est LA photo de la semaine. Elle est insoutenable mais elle a sa place sur mon blog parce que nous sommes tous concernés !

 

Aylan

Photo :  Nilüfer Demir, son témoignage

 

Voici une sélection de dessins, photos, citations publiés sur le net dans la semaine qui m'ont interpelée et qui questionnent notre humanité...

 


"Regarde-les donc bien ces apatrides,
toi qui as la chance de savoir où sont ta maison et ton pays,
toi qui à ton retour de voyage trouves ta chambre et ton lit prêts, qui as autour de toi les livres que tu aimes et les ustensiles auxquels tu es habitué.
Regarde-les bien, ces déracinés,
toi qui as la chance de savoir de quoi tu vis et pour qui, afin de comprendre avec humilité à quel point le hasard t'a favorisé par rapport aux autres.
Regarde-les bien, ces hommes entassés à l'arrière du bateau
et va vers eux,
parle-leur,
car cette simple démarche, aller vers eux, est déjà une consolation"


Stephan Zweig dans "Voyages" (recueil de textes publiés par S. Zweig dans des journaux ou revues entre 1902 et 1939)


 

 

 

Ben pour le matin

 

 

 Dessin de Ben, pour le Matin.ch (Suisse)

 

 

 Rosa Luxembourg

 

Mathilde Virfollet

Dessin de l'illustratrice angevine Mathilde Virfollet clic :

 

 


 

"Si nous n’exigeons pas de nos gouvernements les mesures extrêmes qu’impose cette urgence humanitaire qui le fera ? Sûrement pas ce bébé, jeté comme une vulgaire bouteille à la mer avec son lot de questions. Qui sommes-nous pour croire que nous méritons la liberté plus que d’autres ? Qui sommes-nous pour croire que notre droit de vivre en paix est supérieur à leur droit de fuir la guerre ? Qui sommes-nous pour oser leur interdire la vie ? Que sommes-nous d’autre que les complices d’un terrorisme humanitaire qui pense qu’en laissant mourir les uns on dissuadera les autres de fuir ? Comme s’ils avaient d’autres alternatives. Comme si ces bébés syriens, ces bébés érythréens, ces bébés somaliens avaient choisi de naître dans le chaos. Comme si les états n’avaient aucune responsabilité collective par rapport au respect des Conventions de Genève. Comme si nos gouvernements qui déstabilisent des pays à des fins économiques, qui provoquent des guerres pour tester et vendre leur arsenal militaire, n’avaient aucune responsabilité devant des situations qu’ils ont provoquées. "

Widad Kefti sur "le Bondy blog"clic


 

Péji

 Dessin de Péji clic

 

 

 

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Illustration de Mahnaz Yazdani (artiste iranienne, si j'ai bien compris) clic

 


 

"Son prénom avait des ailes, son petit cœur a dû battre si fort que les étoiles de mer l'ont emporté sur les rivages de nos consciences"

Christiane Taubira, Ministre de la Justice, sur facebook le 3 septembre 2015


 

 

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Auteur inconnu

 

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Auteur inconnu

 

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Auteur inconnu

 

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Photo : auteur inconnu

 

Une réponse à l'odieux tweet d'Arno Klarsfeld :

Dawn

Auteur du dessin inconnu


 

"Nos ancêtres pratiquaient une vertu : l'hospitalité. Ce n'était pas par angélisme. C'était parce qu'ils avaient totalement conscience de leur fragilité. ils savaient qu'il fallait accueillir l'étranger, le fugitif, le passant parce qu'ils n'étaient pas persuadés de vivre dans un monde stable et ils pensaient que peut-être bientôt, ce serait eux l'exilé, le fugitif, le passant. La solidarité, ce n'est pas de l'angélisme, c'est de l'intérêt bien compris. Je me demande où nous avons puisé cette illusion que nous sommes dans un monde stable, qui ne bougera jamais, que nous ne serons, nous, jamais exposés aux massacres et aux dangers. Cette illusion nous déshumanise. Ce n'est qu'en prenant conscience de notre faiblesse que nous pourrons trouver la force de tendre la main à ceux qui sont encore plus faibles que nous".


Eric-Emmanuel Schmitt dans "La librairie francophone" sur France Inter le 5 septembre 2015.

 


 

 

 

Pour ceux qui n'ont pas eu connaisance de l'histoire de la famille d'Aylan, c'est là.

 

Et parce que ce n'est sûrement qu'un début dans les grands mouvements migratoires qui nous attendent dans les années à venir, il faut aussi aborder le sujet avec les enfants. Le rédacteur en chef de "Mon quotidien" en parle ici .

 

Maintenant, il ne suffit pas de s'émouvoir, il faut agir. De nombreux sites ont publié des pistes pour que tout un chacun puisse s'impliquer à son niveau et selon ses moyens :

  • don d'argent (attention, surfant sur cette vague émotionnelle, des associations vont se créer afin de détourner les dons, bien véfifier que l'on donne à un organisation sérieuse),
  • don de vêtements, livres, jouets ... (pour ma région, je n'ai trouvé que ça pour l'instant : Cholet, au Secours Populaire - 6, rue du Chêne Rond- aux horaires habituels d'ouverture en précisant que votre don est destiné aux réfugiés),
  • volontariat dans les associations,
  • manifestations physiques lors des rassemblements organisés par des organisations et manifestations sur internet (faire entendre la voix des réfugiés en signant des pétitions, publier des articles et partager les infos sur les réseaux sociaux) pour informer les autres et pour faire pression sur les gouvernements.

 

Quelqu'un ne peut pas sauver tout le monde, mais tout le monde peut sauver quelqu'un...

 

 

 

 

(Aux auteurs des dessins, illustrations, photos

figurant dans cet article, si vous ne souhaitez pas

qu'ils soient publiés ici,

merci de m'en informer afin que je les supprime)