Un petit air de saison à fredonner sans modération pendant les giboulées de mars !

 georges-moustaki

"Les eaux de mars" est à l'origine une chanson brésilienne écrite en 1971 par Antonio Carlos Jobim sous le titre "Aguas de março". En 2001, elle est même élue "meilleure chanson brésilienne de tous les temps".

C'est grâce à Georges Moustaki, qui en a fait une adaptation pour son album "Déclaration" sorti en 1973, que cette chanson est devenue populaire en France.

 

 

(Photo : auteur inconnu)

En voilà une version illustrée :

 

 

Stan Getz et Joao Gilberto en ont enregistré une version pour un album commun en 1976 :

 

 

Beaucoup d'autres artistes (Jil Caplan, Vincent Delerm, Stacy Kent ...) ont ajouté cette chanson à leur répertoire, pour un album ou sur scène. la dernière version connue est celle de Vanessa Paradis, sur sa dernière tournée 2013-2014 :

 

Les eaux de Mars

Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire
C'est un éclat de verre, c'est la vie, le soleil
C'est la mort, le sommeil, c'est un piège entrouvert

Un arbre millénaire, un noeud dans le bois
C'est un chien qui aboie, c'est un oiseau dans l'air
C'est un tronc qui pourrit, c'est la neige qui fond
Le mystère profond, la promesse de vie

C'est le souffle du vent au sommet des collines
C'est une vieille ruine, le vide, le néant
C'est la pie qui jacasse, c'est l'averse qui verse
Des torrents d'allégresse, ce sont les eaux de Mars

C'est le pied qui avance à pas sûr, à pas lent
C'est la main qui se tend, c'est la pierre qu'on lance
C'est un trou dans la terre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire

C'est un oiseau dans l'air, un oiseau qui se pose
Le jardin qu'on arrose, une source d'eau claire
Une écharde, un clou, c'est la fièvre qui monte
C'est un compte à bon compte, c'est un peu rien du tout

Un poisson, un geste, c'est comme du vif argent
C'est tout ce qu'on attend, c'est tout ce qui nous reste
C'est du bois, c'est un jour le bout du quai
Un alcool trafiqué, le chemin le plus court

C'est le cri d'un hibou, un corps ensommeillé
La voiture rouillée, c'est la boue, c'est la boue
Un pas, un pont, un crapaud qui croasse
C'est un chaland qui passe, c'est un bel horizon
C'est la saison des pluies, c'est la fonte des glaces
Ce sont les eaux de Mars, la promesse de vie

Une pierre, un bâton, c'est Joseph et c'est Jacques
Un serpent qui attaque, une entaille au talon
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire

C'est l'hiver qui s'efface, la fin d'une saison
C'est la neige qui fond, ce sont les eaux de Mars
La promesse de vie, le mystère profond
Ce sont les eaux de Mars dans ton coeur tout au fond

E pau, é pedra, é o fim do caminho
É um resto de toco, é um pouco sozinho.
Un pas, une pierre, un chemin qui chemine
Un reste de racine, c'est un peu solitaire...